Chapitre 12
Je pris mon temps pour remercier le vieil homme et je repartis par la porte arrière. Je crus plus sûr de ne point être remarqué avec cette personne pour mon image de templier. Je tombai sur une petite ruelle étroite et sombre. Les sommets des bâtiments semblaient se refermer sur eux-mêmes à mesure que j’avançai dans la ruelle. Tout semblait devenir de plus en plus noir. Un frisson de plus en plus fort parcourait ma nuque chaque fois que je mettais un pied de plus vers l’avant. Les maison tous collées l’une sur l’autre ne laissait aucune issus sur les côtés en vue. Tout était désert, seul le vend tel un murmure venait soulever mes longs cheveux bleus. Le ciel semblait lui aussi s’assombrir, les nuages noirs tel ceux d’une tempête s’installaient au dessus de ma tête. Des déchets de toutes sortes traînaient sur mon chemin et je m’en frayai un au travers de ce lugubre sentier qui se tenait au devant de moi. Après une minute de marche, une peur soudaine me prit, sans que je puisse en savoir la cause, je me mis aussitôt à accélérer le pas. Le bruit de mes pas claquant le sol vint s’ajouter a celui du doux et sinistre vent, ce qui m’effrayai encore plus.
Plus je m’enfonçais dans la ruelle qui semblait toujours n’avoir aucun issus, plus je sentais qu’une ombre m’épiait, me suivait, me rattrapait… Je n’osais plus revenir sur mes pas ni y jeter un coup d’œil. Après une autre minute, le vent devint glacé et sembla s’intensifier. À la suite d’une autre minute, un murmure se fit entendre à mon oreille, mais celui-ci n’était en aucun point semblable à celui du vent. Il était celui d’une voix, glaciale, mais je ne puis comprendre aucune parole. Le murmure devint une faible voix, puis le son s’intensifia à nouveau, puis à nouveau, quand celui-ci fut rendu à un cri. Je me mis à courir; je courus aussi vite que mon corps me le permit. Le cri me perçait les tympans et se rapprochait de plus en plus vite. Quand je crus que ce terrible bruit était rendu sur moi, il sombra soudainement. Je fus si surprit que j’aie cru que j’étais maintenant mort.
Je me pinçai le bras pour m’apercevoir que j’étais toujours bien en vie. Le vent aussi avait cessé. Ma respiration était toujours aussi forte et je n’arrivais pas à la calmer. Je ne pouvais pas revenir, car cette créature était toujours derrière moi, elle ne pouvait s’être volatilisée. Je m’enfonçai encore un peu dans la ruelle et je fus frappé de stupeur quand je vis que là, se trouvait la fin de celle-ci. Un grand mur de briques noires éclairées par la faible lueur d’une lanterne se tenait devant moi. Une petite pancarte y était grossièrement clouée. Je pus y lire : Expérience # 79, Victimes : 6
Je fis un pas vers l’arrière quand je trébuchai sur un objet. Paniqué, je me relevai et lui jeta un coup d’œil pour m’apercevoir qu’il s’agissait d’un cadavre. Une expression de terreur était figée sur son visage, qui était lui-même d’un blanc terrifiant. Je pus aussi apercevoir 4 autres corps d’homme autour de moi. Le souffle court, je regardais partout autour de moi. Les sommets des bâtiments s’étaient refermés sur eux même bloquant la vue au ciel. Je sentis le vent glacé revenir soulever mes cheveux. J’étais paralysé par la terreur. J’entendis au loin le cri revenir à une vitesse incroyable. J’étais pétrifié, je ne pouvais plus bouger. Je pris tout mon courage pour me retourner, quand je vis une ombre gigantesque s’abattre sur moi. Mon corps devint entièrement glacé. Avant même que j’eusse le temps de réagir, je me trouvai au sol, mourrant, avec 5 autres hommes ayant subis le même sort. Une voix semblait venir de l’autre côté du mur; je pus entendre : « Par pitié, j’espère que ce jeune n’est pas allé par cette porte… mon expérience n’est pas tout à fait un point, il pourrait lui arriver malheur… » Puis je fus pris de convulsion et ce fut la dernière chose que j’entendis, car j’étais ensuite mort, sur le pavé, encore plus froid que moi, de cette mystérieuse et fatale ruelle.
Fin
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